Aharon Appelfeld 1932-2018, le dernier écrivain de la Shoah

Aharon Appelfeld 1932-2018, le dernier écrivain de la Shoah

AARON

Valérie Zenatti confiait à Télérama ce que représentait pour elle le vieux maître de la littérature isréalienne : « Un héros. Cet écrivain m’apparaît comme Kafka, Schnitzler et Zweig réunis. Kafka, Schnitzler et Zweig qui auraient vécu la Catastrophe, et lui auraient survécu. »

Né en Roumanie en 1932, déporté dans un camp à 9 ans, le romancier et poète israélien s’était reconstruit grâce à l’hébreu, qu’il avait adopté comme sa langue maternelle. En 2004, son roman “Histoire d’une vie” obtenait le prix Médicis étranger. Il est décédé le 4 janvier à l’âge de 85 ans.

A lire dans TELERAMA:
 

Aharon Appelfeld, une mémoire vive s’éteint : extraits

Aharon Appelfeld s’énervait lorsqu’on s’obstinait à vouloir faire de lui un « écrivain de la Shoah ». L’histoire de la Shoah est inracontable. Lui s’acharnait à raconter l’histoire de son enfance, de toute son enfance ; et à travers elle, celle d’un morceau d’humanité, dans toute son horreur, dans toute sa grandeur, dans toute sa vérité ............

L’hébreu, sa nouvelle vie

L’Armée rouge le recueille ; il se retrouve dans un groupe d’adolescents orphelins qui va traverser l’Europe en guerre. Arrivé en Italie, une association juive l’aide à s’embarquer clandestinement pour la Palestine où il débarque en 1946. Il a quatorze ans, il a traversé cent vies. Il décide que l’hébreu, qu’il découvre, sera sa langue maternelle adoptive. Il va essayer de reconstruire sa vie en la retissant autour de cette langue qu’il va bientôt lui-même enseigner à l’université de Néguev .........

Une place à part

Cette hypermémoire, inscrite dans les corps, donne aux livres d’Appelfeld une place à part dans la littérature juive contemporaine, et notamment dans la littérature israélienne où ses images du passé et de l’humanité juives provoquent souvent le malaise. Le militantisme socialiste d’Appelfeld et ses analyses rigoureuses sur les difficultés et les impasses du sionisme n’ont pas été partout appréciés .........

Lire l'article entier sur TELERAMA

 

NUMERO SPECIAL AKADEM 


Rencontre
Entre la littérature et la vie
par Aharon APPELFELD
et Valérie ZENATTI

Entretien
Le garçon qui voulait dormir
par Aharon APPELFELD
et Francine KAUFMAN

Entretien
"Une heure avec"
par Aharon APPELFELD
et Alain FINKIELKRAUT

 

L'errance comme source d'inspiration
Aharon Appelfeld est né en Bucovine en 1932. Déporté, il parvient à s'échapper en 1941. Il n'a pas dix ans quand commence pour lui une longue errance dans les forêts d'Ukraine qui inspirera nombre de ses oeuvres. Libéré par l'Armée Rouge, il erre à travers l'Europe avant de gagner la Palestine mandataire. Etudiant au département de Yiddish de l'Université de Jérusalem, il est le disciple de Martin Buber ou Gershom Scholem avant de devenir l'un des écrivains le plus reconnu de sa génération.
Son premier recueil de nouvelles paraît en 1962. Son écriture immortalise l’histoire juive contemporaine dans un style aussi poignant qu'unique.
 

 

 
Une vie entière d'écriture
L'œuvre d'Aharon Appelfeld, par sa singularité et sa puissance, est très vite devenue un objet d'étude pour le monde littéraire. L'homme se pliait de bonne grâce à l'exercice médiatique ou aux rencontres universitaires.
L'INALCO organisait en mars 2012 un colloque international de grande qualité à propos de son œuvre. Les caméras d'Akadem vous le restituent.

 

Suite et article entier sur AKADEM