L'humour juif expliqué à ma mère", un livre de Franck Médioni

L'humour juif expliqué à ma mère", un livre de Franck Médioni

humour juif expliqué à ma mère"

Raconté sous forme de dialogue entre l'auteur et sa mère. Franck Medioni, mettant en scène sa mère, dialogue avec elle, se souvient, se questionne lui explique ce qu'est l'humour juif.
Divisé en sept chapitres, un texte introductif à la fois drôle et didactique présente chacun des chapitres.
Les citations sont traitées par thèmes : Amour, Bonheur, Argent, Sexe, Vieillesse.... et rassemblent les meilleures histoires juives qui se transmettent par la tradition orale, des citations d'humoristes (S. J. Perelman, Groucho Marx, Woody Allen, Jerry Lewis, Lenny Bruce, Pierre Dac, Tristan Bernard, Jerry Seinfeld, Larry David, George Wolinski, Gad Elmaleh...), et de figures historiques (Benjamin Disraeli, Golda Meïr, Henry Kissinger, Albert Einstein), mais aussi, – originalité de ce livre –, des répliques de cinéma (Billy Wilder, Mel Brooks, Marcel Ophuls, Milos Forman, Roman Polanski, Woody Allen, Georges Lautner, Gérard Oury...), et des extraits de romans et de livres : (Franz Kafka, Heinrich Heine, Marcel Proust, Arthur Schnitzler, Romain Gary, Isaac Bashevis Singer, Albert Cohen, Georges Perec, Eugène Ionesco, Vladimir Jankélévitch, Elie Wiesel, Philip Roth, Jonathan Safran Foer...).
 

L'Humour juif expliqué à ma mère ou Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur l'humour juif sans jamais avoir osé le demander... Soit le meilleur de l'humour juif !

Préface Ariel Wizman -

Postface de Florient Azoulay
 

Composé de 7 chapitres : 1 Les Juifs sont juifs 2 Dieu est juif 3 Ma mère est juif 4 Ma famille aussi est juif 5 L'argent est juif 6 Les goys et les antisémites sont-ils juifs ? 7 L'humour est juif        

Editeur (Livre) :
Date sortie / parution :
Prix  15 euros
ISBN : 978-2-35164-245-0
Dimensions : 20.10x13.00x3.00
Poids (gr) : 380
Nombre de pages : 358 pages

 

 

 

Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur l’humour juif sans jamais oser le demander

Une des règles de l'exégèse des maîtres du Talmud est appelée ifka mistabra. Cela consiste à retourner un raisonnement. C'est le moteur de beaucoup d'histoires juives.

article de HUFFINGTONPOST

"De quoi hérite le Juif? Misères et hémorroïdes" dit un proverbe yiddish. Parfois aussi d'humour, cet humour juif si particulier qui est devenu universel. Une définition de l'humour juif, extraite du film "Train de vie" de Radu Mihaileanu: "L'humour juif, c'est comme l'humour allemand avec l'humour en plus."

Dans "La Promesse de l'aube", Romain Gary définit l'humour juif ainsi: "Une déclaration de dignité, une affirmation de la supériorité de l'homme sur ce qui lui arrive." L'humour juif, ce sont toutes ces histoires anonymes transmises par la tradition orale. Elles témoignent de l'esprit, de la vitalité du peuple juif. Dans la Bible, Isaac, le deuxième patriarche, est le messager du rire. Le rire est inscrit dans le nom d'Isaac, "itzhak" signifie en hébreu "il rit" (ses parents se sont esclaffés quand Dieu promit que Sarah enfanterait à son âge très avancé de 90 ans).

La lecture, l'étude approfondie du Talmud et des récits du Midrash au cours desquels Dieu rit, a contribué à modeler si ce n'est un esprit juif tout au moins un humour juif. Dieu demande aux Juifs d'interpréter ses paroles. Les rabbins étudient, dissèquent la Torah. Ils jouent avec les idées, rient de leurs ancêtres et de leurs confrères, ils se rient même de leur propre érudition. Dans les écoles de Babylone ou les yéchivas de Jérusalem, l'interprétation de la Torah participe pleinement de la vie spirituelle et mène à des jeux de l'esprit parfois inattendus. Il n'est pas rare que certains passages obscurs de la Torah soient éclairés par des arguments ou des rapprochements insolites. Ce dialogue contradictoire, cette dialectique qui a tendance à "couper les cheveux en quatre" s'appelle pilpoul. Le pilpoul (dérivé du mot pilpel, "poivre", littéralement "raisonnement aiguisé") est une méthode qui consiste en une étude systématique du Talmud. C'est une subtile gymnastique intellectuelle qui se joue des contradictions. Elle participe de l'exégèse, de l'analyse, de l'obsession textuelle des Juifs.

Cette controverse est le ferment de la richesse de l'étude talmudique mais aussi une source d'humour. "La dimension interprétative que l'on rencontre dans le Talmud est en soi une forme d'humour qui donne la possibilité à l'homme de s'inventer toujours autrement" explique Marc-Alain Ouaknin. Une des règles de l'exégèse des maîtres du Talmud est appelée ifka mistabra. Cela consiste à retourner littéralement un raisonnement ou un argument. Cette règle est le moteur de beaucoup d'histoires juives. On trouve dans le Talmud des anecdotes qui relèvent soit de l'humour soit d'une ironie glacée. L'esprit talmudique rejoint ainsi les variations de l'humour. Du texte sacré au monologue du comique, d'Abraham à Jerry Seinfeld, en passant par Hannah Arendt, Albert Cohen, Saul Bellow, Philip Roth et Gary Shteyngart, toute la littérature juive met en œuvre cet appétit, ce sens de la répartie, de la chutzpah (de l'hébreu ḥuṣpâ qui signifie "insolence", "audace" et "impertinence"). Un des "mots" que Georges Perec aimait sans cesse citer, et qui semble avoir servi de matrice à nombre de ses inventions littéraires, est celui de Groucho Marx: "Parti de rien, j'ai atteint la misère". Une des blagues favorites de l'auteur de "La Disparition" est la devinette suivante: "Pourquoi y a-t-il si peu de Juifs meuniers?" Réponse: "Parce qu'on ne peut pas être au four et au moulin".

Lire la suite de l'article de HUFFINGTONPOST

A voir et écouter sur AKADEM   "Dieu rit parce qu'il est juif"

Du même auteur "Le goût de l'humour juif", sur le site

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