Prochaine conférence dimanche 4 mars: Etty Hillesum

Prochaine conférence dimanche 4 mars: Etty Hillesum

Etty

" Racines juives et résistance spirituelle "

 

 

Une conférence proposée par l’Amitié judéo-chrétienne et par les Amis d’Etty Hillesum.

 

Entre 1941 et 1943, dans la ville d’Amsterdam  occupée par l’armée nazie, puis dans le camp de regroupement de Westerbork, une jeune juive Etty Hillesum, va tenir un journal et écrire des lettres. Elle mourra ensuite à Auschwitz.

De larges extraits de son journal et de ses lettres furent publiées à partir de 1981 sous le titre «  Une vie bouleversée » et «  lettres de Westerbork  ». A travers le cheminement intérieur qu’expose l’auteur, le lecteur découvre un parcours spirituel qui s’enracine à la fois dans l’humain, l’éthique et la métaphysique.

Beaucoup d’auteurs, pour la plupart chrétiens, ont commenté ce livre.

L’Amitié judéo-chrétienne de Lyon de Les amis d’Etty Hillesum vous proposent d’entendre une voix juive s’exprimer sur ce sujet :

Madame Monique Lise Cohen auteur de : « Etty Hillesum : racines juives et résistance spirituelle  » nous fera part de sa lecture.

Dimanche 4 mars 2018 à 15h30 local du B’nai B’rit, 9 av. Général Leclerc (rive gauche du Rhône), Lyon 7e (Tram T2, arrêt « Centre Berthelot) »

PAF 5 €

Monique Lise Cohen 

Monique Lise Cohen a fait des études de philosophie à Toulouse. Docteur ès lettres, elle est poète, bibliothécaire et auteure de plusieurs ouvrages et études sur des thèmes littéraires, philosophiques, religieux et historiques.
A la Bibliothèque de Toulouse, elle a créé un secteur Hébraïca-Judaïca et animé un Centre d’Études et de Recherches sur la Résistance toulousaine. Correspondant du CDJC-Mémorial de la Shoah et de la Nouvelle Gallia-Judaïca (CNRS), elle est membre du Conseil d’orientation et de recherche de l’ISTR (Institut de science et de théologie des religions) de Toulouse.
Elle est née en 1944, peu de temps après la Libération. Comme ceux et celles de sa génération, elle a grandi dans le souvenir de la Guerre, des persécutions et de la Résistance. Sa vie personnelle qui connut un grand tourment dans l’enfance a laissé mûrir un désir d’absolu et de renaissance. Un jour de l’adolescence, elle avait formulé le vœu qu’elle voulait écrire. C’était comme un appel. Elle commença d’écrire vingt ans plus tard, après une traversée longue et difficile, mais aussi dans les vagues de son temps : 1968 et le mouvement des femmes.
Elle a le sentiment d’être née plusieurs fois. Quand un professeur ou un maître lui ont transmis la clé des lectures, quand elle a découvert les archives de la résistance juive, quand elle s’est autorisée à écrire. Des vies nouvelles sont toujours possibles. Elles adviennent à l’aune de notre reconnaissance.

source éditions horizons
à voir également la bibliographie 

 

Qui était Etty Hillesum ?

Grande figure de la spiritualité contemporaine, Etty Hillesum était loin d’être une "sainte nitouche". Audacieuse, elle a pris le risque d’aimer librement, certaine que la force de l’amour serait chemin de vérité. Juive, elle a délibérément choisi de ne pas se dérober au drame de son peuple.  Elle est morte à Auschwitz en 1943, laissant un journal et des lettres qui ont bouleversé des millions de lecteurs.
"J’ouvre la Bible au hasard et trouve ceci : “Le Seigneur est ma chambre haute.” Je suis assise sur mon sac à dos, au milieu d’un wagon de marchandises bondé. Papa, maman et Misha sont quelques wagons plus loin… » Le 7 septembre 1943, sur une carte postale, jetée du train qui l’emmenait à Auschwitz, Etty Hillesum adressait ces mots à une amie.Ses parents sont officiellement morts le 10 septembre. Gazés dès leur arrivée à Auschwitz, à moins qu’ils n’aient pas survécu au voyage. Etty serait morte le 30 novembre suivant, et Misha, son plus jeune frère, un pianiste de grand talent, le 31 mars 1944. Etty avait un autre frère, Jaap, qui se destinait à être médecin. Il sera déporté à Bergen Belsen en février 1944 et mourra au printemps 1945…
« Je vais t’aider mon Dieu ! »
Juive, Etty Hillesum avait délibérément choisi de ne pas se dérober au drame de son peuple. Elle savait pourtant parfaitement ce qu’il en était, écrivant, le 3 juillet 1942, un vendredi soir : « Ce qui est en jeu, c’est notre perte et notre extermination. Aucune illusion à se faire là-dessus. On veut notre extermination totale, il faut accepter cette vérité. ». Lire la suite sur le site LA CROIX Croire