VOEUX DU PRESIDENT

VOEUX DU PRESIDENT

VOEUX

Chères amies, chers amis,

 

            Voici revenue, pour l’année 2018 qui s’ouvre, la période traditionnelle des vœux. La vie continue avec ses répétitions et mais aussi avec ses renouvellements incessants. Du jour au jour suivant coule le verbe, la nuit transmet la connaissance à la nuit (Psaume 19,3), et d’année en année notre expérience s’enrichit et s’approfondit.

            Le psaume qui vient d’être cité compare la « Tora parfaite » au soleil qui d’un bout du ciel à l’autre inonde tout de sa chaleur et fait surgir la vie. N’est-ce pas cette surabondance de vie, sans cesse renouvelée et enrichie, que nous pouvons nous souhaiter mutuellement ?

            Le jour : il trace la route dans tout son éclat, et le terme non atteint apparaît, lumineux. Jérusalem brille au sommet des monts et attire à elle tous les peuples. La ville est pleine de sens, attirante, pour les Juifs d’abord, car c’est leur ville, mais aussi pour les chrétiens selon le regard qui leur est propre. Elle oriente notre marche commune.

            La nuit : tout au plus une petite lumière (hanoukka, l’étoile de Noël) qui permet d’avancer à tâtons, de garder le cap et de se frayer un chemin dans les dédales, les divisions et les contradictions de l’histoire.

            Jérusalem, c’est le jour et la nuit, la cité qui brille sur la montagne, et la cité divisée, disputée, la cité de l’eschatologie et la cité de l’histoire. Rabbi Rabbi Yôhanan fait dire au Saint-Béni-Soit-Il : « Je n'entrerai pas dans Jérusalem d’en-haut tant que je ne serai pas entré dans la Jérusalem d’en bas » (Midrash Psaumes, 122,4). Membres de l’Amitié Judéo-Chrétienne, nous nous sentons appelés, en raison même de cette amitié, à œuvrer patiemment, avec réalisme, pour la paix de Jérusalem, afin que le Saint-Béni-Soit-Il la remplisse de sa présence.

            L’œuvre est ardue, nous le savons. C’est pourquoi nous avons choisi cette année de réfléchir sur l’antisionisme, paravent commode aux ténèbres de l’antisémitisme. En outre, le prochain Conseil national de l’AJCF à Paris, le 7 janvier, portera aussi sur ce thème. De plus, la session du Service National pour les Relations avec le Judaïsme traitera de Jérusalem, à travers un regard croisé de Juifs et de chrétiens (3 et 4 février 2018).

            Mes vœux de Président pour cette année 2018 : un engagement résolu pour la paix, soutenu par une puissante paix intérieure puisée dans nos traditions respectives, sources de compréhension mutuelle.

 

Jean Massonnet