Fête de la Nativité, Voeu des échevins de 1643

Fête de la Nativité, Voeu des échevins de 1643

echevins

Chaque année, le 8 septembre (date de la nativitéde la Vierge) revêt à Lyon une importance particulière. Il est de tradition ce jour-là  de voir les élus de la ville renouveler le Voeu des Echevins de 1643. Aux 16e et 17e sièles, Lyon était réguliérement ravagé par la peste. C'est pour conjurer ce fléau que les Echevins qui gêraient alors la ville décidèrent en 1643 de demander à la Vierge sa protection et prononcèrent un voeu resté célèbre.

L'essentiel pour comprendre :

- Le voeu des Echevins de la ville de Lyon à Notre-Dame de Fourvière en 1643, par Jacques-Jules GRISARD, impr. Pitrat
Retrace l'histoire du voeu jusqu'à la fin du 18e siècle. Contient dans son intégralité le texte du voeu écrit le 12 mars 1643 en l'Hôtel de la Couronne (ancienne Maison commune et actuel Musée de l'imprimerie).
Depuis la grande épidémie de 1628, la peste sévissait toujours à  l'état endémique dans la région lyonnaise. En 1643, Lyon était a nouveau menacée. Persuadés que les moyens humains dont ils disposaient étaient insuffisants, le prévôt des marchands et les 4 Echevins qui étaient chargés d'administrer la ville, firent voeu pour eux et leurs successeurs d'aller... "toutes les fêtes de la nativité de la Vierge, qui est le huitième jour de septembre, sans robes, néanmoins avec leurs habits ordinaires, en la chapelle de Notre-Dame de Fourvière, pour y ouïr la sainte messe, y faire leurs prières et dévotions à ladite Vierge, et lui offrir, en forme d'hommage et reconnaissance, la quantité de sept livres de cire blanche en cierges et flambeaux, et un écu d'or au soleil. Et ce pour disposer ladite Vierge à recevoir en sa protection particulière la ville de Lyon ».
Ils s'engagèrent aussi à édifier 2 statues de la Vierge. -

D'autres perspectives :
Le lieu choisi : Notre-Dame de Fourvière
Fourviere Jusqu'au 17e siècle, c'est la chapelle Notre-Dame de l'Ile-Barbe qui était le principal foyer de pélerinages de la région lyonnaise bien que Fourvière soit aussi très fréquentée.
Notre-Dame du Puy et Notre-Dame de Lorette en Italie étaient aussi régulièrement invoquées. Quand les échevins lyonnais choisirent Fourvière, ils s'inspirèrent des recteurs de l'Aumône Générale qui, en 1638 avaient formulé un voeu pour la guérison des enfants orphelins dont ils avaient la charge.

Une tradition bien vivante
Cette fête du 8 septembre -bien distincte de celle du 8 décembre par ses causes et son déroulement- se perpétue toujours aujourd'hui.
Elle fut interrompue seulement à de rares périodes comme la Révolution et rétablie par le cardinal de Bonald en 1848. Elle se compose d'une messe solennelle à la Basilique de Fourvière au cours de laquelle a lieu l'offrande symbolique de l'écu d'or par le maire (ou l'un de ses adjoints) et du cierge par un représentant des paroisses. Une bénédiction de la ville par l'archevêque de Lyon , ponctuée de 3 coups de canon complètent la cérémonie. Des articles relatent chaque année cette commémoration, consultables à la Bibliothèque municipale, notamment sur la base Europresse.
_echevins.jpg - Comme il est souligné sur le site du diocèse, cette célébration est l'occasion d'une rencontre, d'échanges entre autorités civiles et religieuses.
Elle marque aussi une continuité entre les échevins du 17e siècle et les élus d'aujourd'hui et s'inscrit dans le patrimoine historique de Lyon.
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Auteur de cet article :
Documentation Lyon et Rhône-Alpes
tiré du site (à visiter; riche bibliographie, liens, etc)

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