Hoshana Rabba, הושענא רבה

Hoshana Rabba, הושענא רבה

hoshanah

Célébrée au moins depuis l'époque du second Temple avec un rituel particulier, c'est une coutume kabbaliste ancienne qui accorde au 7e jour de Soukot une grande importance.

Hoshana Raba veut dire « la grande Hoshana ».

Durant les sept premiers jours de la fête, au terme de l’office du matin, une procession s’organise autour d’un rouleau de la torah posé sur la Bima : toute la communauté, loulav en main, tourne au rythme de prières et d’hymnes appelés hosha’not. Le refrain Hosha‘na signifie « de grâce sauve-nous ».

Le 7ème jour de la fête est appelé Hosha‘na rabba « la grande Hoshana » car ce jour-là, on fait sept fois le tour de la Torah tandis que les hosha‘not sont multipliées. Le nombre de tours est fixé à sept, car Dieu aurait sept qualités selon 1 Ch 29,11 : la grandeur, la puissance, la gloire, l’autorité, la majesté, la royauté et la domination suprême. 
La fête de soukot est donc allée en crescendo jusqu’à ce 7e jour d’Hoshana Raba qui conclu Soukot.

En effet, le jour suivant, le 8e, appelé Shemini H’ag Haatseret, ou encore Simh’at Tora, n’est pas une partie de Soukot (on ne va plus dans la souka et on ne prend plus le loulav), mais bien une fête à part entière.

Les hosha’not viennent achever les prières commencées dès le moi de Eloul par les Selih’ot, puis Rosh Hashana et surtout Kippour. C’est pourquoi certains se vêtent de blanc à Hoshana Raba. Ce serait la fin de notre jugement.

Les saules frappés :

Le jour de Hosha‘na rabba, à la fin de l’office du matin, on frappe le sol avec des feuilles de saule. Ce rite symbolise le renouveau de la vie : la pluie va venir et les branches frappées et dénudées de leurs feuilles bourgeonneront au printemps. Au niveau spirituel, ce rite exprime le désir de sortir des fêtes d’automne dépouillé et purifié. C’est une mesure d’humilité et une réflexion sur notre devenir, comme ces feuilles de saule. Le saule symbolise par la forme de sa feuille, les yeux et la bouche qui nous font si souvent trébucher et c’est eux que nous frappons. Le saule symbolise le Juif sans mérite, ni étude, on le frappe et on le dépouille…

Une nuit d’étude :

Il existe une coutume kabbalistique ancienne d’étudier la nuit d’Hoshana Raba. Cette nuit, comme celle de Shavouot est considérée comme spéciale et propice à l’esprit. Chez les Hassidim c’était le jour le plus secret, le plus important de l’année.

Source: le site du judaïsme Massorti francophone