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Yom haShoah 5779 à Lyon

Un compte-rendu de Jean-Marie Thomas

Le jeudi 2 mai 2019, 27 Nissan 5779 dans le calendrier hébraïque, les communautés juives du monde entier ont commémoré Yom haShoah – Journée de la Shoah.

Initialement destinée à rendre hommage à l’héroïsme des combattants du Ghetto de Varsovie (1943) et à tous les résistants juifs de la deuxième guerre mondiale, cette journée est désormais aussi un temps de recueillement où il est fait mémoire des juifs exterminés par le régime nazi.

En Israël, durant ce jour, un certain nombre d’établissement public sont fermés. A 10 heures du matin tout le pays se fige durant deux minutes de silence.

A Lyon, deux événements ont marqué cette journée. Plusieurs membres de l’AJCF de Lyon y étaient, vous les reconnaîtrez sur les photos et vidéos ci-dessous.

Sur la place Bellecour, à l’initiative du Cercle de la Pensée Juive Libérale et de la LICRA trois tentes avaient été dressées :



Sous l’une d’elle, la lecture de chacun des noms des déportés du convoi 75 s’est déroulée tout le long de la journée : 543 hommes, 470 femmes, 104 enfants. Seuls 85 revinrent d’Auschwitz. Le Kaddish a été récité par le rabbin Haïm Casas.

Sous les deux autres tentes étaient présentés des panneaux sur lesquels était fait mémoire des Justes, ainsi qu’une exposition dénonçant l’antisémitisme.

(Photos ci-dessous à la Grande Synagogue de Lyon : merci à Yves-Alain Story)

En soirée, à la Grande Synagogue de Lyon, quai Tilsitt, une cérémonie du souvenir a réuni de nombreuses personnes parmi lesquelles M. Pascal Mailhos Préfet de la région Auvergne-Rhône-Alpes et M. Georges Képénékian représentant le Maire de Lyon.

Six bougies ont été allumées en mémoire des six millions de victimes juives de la Shoah.
Puis Messieurs Dreyfuss et Sebban ainsi que Monsieur le Grand Rabbin Wertenschlag prirent successivement la parole pour rappeler que l’Histoire ne doit pas être oubliée, pour redire l’importance de la lutte contre l’antisémitisme, et insister sur les valeurs morales et spirituelles nécessaires à cette lutte.

Monsieur Benjamin Orenstein récita le Kaddish et Monsieur le Rabbin Malka pria pour la République française.

Commémorer Yom haShoah ne doit se limiter à faire mémoire du passé, « car le ventre est encore fécond d’où a surgi la bête immonde » écrivait Bertolt Brecht.
Et la lutte contre le racisme et l’antisémitisme concerne chacun d’entre nous.
Il n’y a aucune fatalité dans la barbarie, sinon du fait de notre négligence, de notre manque de vigilance, de notre lâcheté souvent...souligne Jean-Paul de Gaudemar dans le « Petit manuel de survie démocratique » édité par le Camp des Milles.

Chaque année Yom haShoah nous invite à faire mémoire et à prendre nos responsabilités.

Jean-Marie Thomas , le 6 mai 2019

Les télévisions locales, France 3 Rhône-Alpes et TLM ont diffusé chacune un reportage sur la lecture des noms Place Bellecour :
- France 3 Rhône-Alpes
- TLM (à partir de 1’33)